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 Le Musée de la Préhistoire d’Ile de France,

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AuteurMessage
VAM.
Admin


Messages : 188
Date d'inscription : 27/07/2009
Age : 27
Localisation : Mostaganem

MessageSujet: Le Musée de la Préhistoire d’Ile de France,   Dim 4 Oct - 20:46

Le Musée de la Préhistoire d’Ile de France,

Nemours, Roland Simounet, 1981






.
.
Une étude d’Emeline Curien
.

Le
musée de la Préhistoire d’Ile de France, réalisé par Roland Simounet,
se situe dans un site rocheux et boisé, au centre d’une région riche en
sites néolithiques et en monuments mégalithiques. Ce bâtiment, qui se
présente tout d’abord sous un aspect monolithique, possède de
nombreuses qualités qui ne sont pas étrangères à la notion de
rythme, tant au niveau de son plan, de la promenade qu’il propose, de
sa relation aux objets exposés et au site qu’il occupe.




.
.
.
.
PLANS : STRUCTURE, PERIODICITE, MOUVEMENT


.
.






Le
plan du projet se caractérise tout d’abord par une grande lisibilité du
programme. Au rez-de-chaussée, seule une petite partie est ouverte au
public, le reste de la surface (en gris) est affecté aux réserves et
aux locaux pour le personnel. Du fait de la déclivité du terrain, ces
salles se retrouvent enterrées.

.
.


.
.


Le
hall d’accueil, situé au rez-de-chaussée, se déploie sur une double
hauteur. A ce même étage, en plus des salles de réserves évoquées
précédemment, se situent la salle vidéo et la cafétéria. Le parcours
muséal se développe quant à lui à l’étage supérieur.

.
.






.

Cette
lisibilité se retrouve dans la composition du plan. Le bâtiment
s’inscrit en effet dans un carré. Au rez-de-chaussée, sa moitié sud
correspond aux réserves. A l’étage, elle correspond aux salles
d’exposition.

Ce carré d’origine peut être recoupé en quatre carrés de taille identique.

.





.

On
peut parler ici, pour les deux carrés supérieurs, de rythme intégral au
sens donné par Pierre Sauvanet à propos des œuvres de Klee dans
l’ouvrage « Le rythme et la maison ». Il s’agit en effet de la
répétition structure de base :

petite salle d’exposition / patio / grande salle d’exposition

soit

Ps-P-Gs

Cette structure est répétée à quatre reprises par une symétrie selon deux axes perpendiculaires, soit

Ps-P-Gs-Gs-P-Ps

Ps-P-Gs-Gs-P-Ps

Un mouvement est cependant induit par un processus de glissement. Un élément différent vient s’intégrer à l’ensemble.

Ps-P-Gs-X-Gs-P-Ps

Ps-P-Gs-X’-Gs-P-Ps

Cet
élément, à savoir la courbe, unique dans le projet, de la salle de
reconstitution des fouilles, déforme la trame originelle. Les deux
grandes salles sont ainsi réduites pour laisser place à la courbe. Il y
a donc ainsi instauration d’un principe puis transgression du principe
qui permet le passage d’un système métrique à un système rythmique.

La
partie nord du carré d’origine (partie inférieure) quant à elle abrite
des programmes différents : d’une part des ateliers et le logement du
conservateur (à gauche) d’autre part des salles d’exposition (à
droite), ce qui explique le non recours à la symétrie pour cette partie
du musée.

.



Une
logique d’ensemble est cependant conservée grâce aux patios. Leur
similitude permet la cohérence mais ils différent cependant selon trois
points. Les quatre patios de la partie supérieure se distinguent tout
d’abord par les éléments avec lesquels ils sont en contact (diatigué).
Par exemple, le patio supérieur gauche se distingue car il est d’une
part en contact avec l’extérieur, d’autre part avec une salle
particulière car réduite par la forme de la salle de reconstitution des
fouilles.

Les patios de la partie inférieure se distinguent quant à eux par leur position (tropé). L’un subit une translation par rapport à l’axe des autres, il est décalé, le second une rotation de 90 degrés.

Pour
finir, un patio devient l’équivalent de la salle de reconstitution des
fouilles car il diffère par l’adoption d’une forme qui lui est propre (rhuthmos).

Ces dispositifs de répétition/différence permettent
au visiteur de se repérer très facilement. Les répétitions lui
permettent de comprendre la logique du parcours à travers le musée, les
altérations du modèle, ainsi que la position par rapport à l’extérieur
lui permettent de se situer. Deux autres éléments que nous allons voir
par la suite concourent à une orientation facile : les différents axes
de transparences et surtout les différences de niveaux.

Le jeu des transparences opère surtout dans la partie sud du musée (partie supérieure).

Deux axes traversent, d’est en ouest, l’ensemble du musée. Ils correspondent tous deux à des axes de circulation.

Le
plus important se situe sur l’axe de symétrie de la moitié sud du
musée. Le second est à l’extrémité du bâtiment et il glisse le long de
la courbe crée par la salle de reconstitution des fouilles.

Quatre axes identiques traversent les ensembles constitués par deux salles d’exposition et un patio.

Les patios sont également reliés deux
à deux par un axe nord sud qui se termine d’un côté sur le paysage
extérieur dans la partie gauche. A droite, l’axe traverse l’ensemble du
bâtiment. L’ensemble du réseau de salles d’exposition est donc traversé
par ces différents axes, qui confèrent à l’ensemble un sentiment
d’unité.

L’originalité majeure du projet réside cependant son inscription dans la pente naturelle du site.

.



.

Les
salles sont étagées en fonction de la pente et des rampes permettent de
circuler de l’une à l’autre. Les notions de « plus haut » et « plus
bas » additionnées aux informations données par les axes de
transparence permettent donc de se situer dans le musée.

.



.
.


Ces
rampes prennent les deux directions orthogonales, répartissant les
montées tout au long du parcours. Une rampe majeure permet quant à elle
de passer du niveau du hall au niveau des salles d’exposition. Deux
escaliers, ouverts au public, créent de plus des raccourcis donnant la
possibilité de varier les parcours.

.



.
.

PROMENADE : QUAND LE KINESIQUE REJOINT L’OPTIQUE



.
Les différents dispositifs qui viennent d’être évoqués
favorisent une grande variété de vues mais aussi de sensations
physiques, liées à la marche et la montée des rampes ainsi qu’aux
variations de chaleur et de lumière lors du parcours à travers le musée.



Cela
se manifeste dès l’approche du musée. Il faut tout d’abord descendre le
long d’un sentier qui serpente autour d’arbres et de pierres pour
accéder à l’entrée, qui présente comme un lieu obscur. L’analogie avec
l’entrée d’une caverne se présente aussitôt à l’esprit, impression
renforcée par la texture du béton brut employé par Simounet. (1) Seule
une ouverture au premier étage laisse entrevoir l’intérieur du musée.
(2)
.

(1)
.



(2)

.





(3)

.
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Le Musée de la Préhistoire d’Ile de France,
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